Histoire de la revue

1989 — 1997 : Les origines

Remontons à une époque où notre association étudiante a une vocation christocentriste. À l’aube des années quatre-vingt-dix, la revue Scriptura naît. Il s’agit d’une publication se penchant exclusivement sur les études bibliques et théologiques : telles sont les tendances populaires de l’époque.

Ce premier jet d’une revue conçue exclusivement par les étudiant.e.s des cycles supérieurs destinée à la communauté scientifique a le loisir d’accueillir les textes de plus d’une cinquantaine d’auteurs pendant huit ans. Scriptura a eu l’occasion de collaborer avec des auteur·e·s tels que Georges Frappier (qui contribuera plus d’une quinzaine d’articles) et Yvon Lavigne, sans oublier le remarquable travail de Brigitte Achard qui fut la rédactrice en chef de la revue pendant ces huit années et qui est désormais adjointe exécutive au secrétariat de l’Institut de pastorale des Dominicains.

Or, un peu plus d’une décennie après les activités de cette première itération de la revue, en 1998, l’implication étudiante se fait de plus en plus rare et on constate que le comité Scriptura est en grande partie composé d’étudiant·e·s diplômé.e.s. Un groupe de travail est mis en place pour se pencher sur l’avenir de la revue après le départ de ses principaux responsables. Ce groupe est ravi de voir que la communauté étudiante et le personnel enseignant désirent que la revue reste en vie.

1998 — 2018 : « Nouveau départ »

Ainsi, en 1998, Scriptura renaît avec la mention accompagnatrice « Nouvelle Série ». Cette édition dure deux décennies. La revue, qui ne renonce pas à sa vocation exclusivement biblique jusqu’en 2016, demeure jusqu’en 2000 sous le contrôle judicieux de la rédactrice en chef Marie-France Dion, qui avait contribué à sa première mouture. Elle occupe présentement la chaire en théologie de l’Université Concordia.

De grands changements sont notables dès le début de cette nouvelle série : la revue n’est plus brochée comme un magazine, mais bien reliée comme un livre ; elle contient le double de contenu, parfois même le triple ou le quadruple ; elle se collectionne désormais en volumes et non seulement en numéros ; elle est publiée seulement deux fois par année au lieu de quatre.

Suite à la direction de madame Dion, vient celle de Jean-Sébastien Viard, que l’on connaît à l’Institut d’études religieuses comme agent de recherche. Il occupe le poste de rédaction en chef jusqu’en 2003.

Il n’est pas le seul membre du personnel de l’Institut d’Études Religieuses (IER) à avoir contribué à la revue. On retrouve, en 2000, l’actuel directeur monsieur Alain Gignac. En 2001, c’est le professeur émérite désormais retraité Jean-Marc Gauthier qui répond à l’appel. 2003 est l’année où l’on retrouve un texte de madame Denise Couture, professeure titulaire. Il est fascinant de voir comment la revue bénéficie tant à la communauté étudiante qu’à nos futurs enseignant.e.s ou nos enseignant.e.s actuel.le.s, preuve de la considération qu’on accordait et qu’on accorde à cette revue.

Francis Daoust, désormais directeur général de la Société catholique de la Bible (SOCABI) et chargé de cours à l’Université Saint-Paul et à l’Université Laval, occupe ce poste jusqu’en 2011, ce qui constitue le plus long mandat à ce jour au sein de la revue.

Suite à la longue et prospère direction de monsieur Daoust, Ludovic Robert, le cofondateur de la boîte de production documentaire Diverglobe, prend le relais pendant les quatre années suivantes. Le deuxième numéro du volume 12 comporte une nouveauté chez Scriptura : la publication d’actes de colloque, plus précisément ceux de la Chaire de recherche sur les religions en modernité avancée de l’Université de Sherbrooke (vol. 12, no. 2). Il n’est pas étranger à la revue Scriptura de s’associer à des experts provenant d’autres universités ou d’autres milieux puisque même la première itération de la revue s’y adonnait.

Monsieur Robert occupe ce poste jusqu’en 2014, moment où il cède son rôle à Mohamed Fadil, présentement membre du Centre d’expertise et de formation sur les intégrismes religieux, les idéologies politiques et la radicalisation (CEFIR) du cégep Édouard-Montpetit. Monsieur Fadil poursuit la tradition et fait publier à son tour des actes de colloque ainsi qu’un numéro conçu en collaboration avec le Groupe de théologies africaines subsahariennes (GTAS) de l’Université de Montréal.

Alexandra Caron, chercheure indépendante, prend la barre suite à monsieur Fadil pour quelques numéros, notamment pour la publication d’autres actes de colloque dans le numéro (vol. 16, no. 1) le plus long que la revue ait connu, soit 232 pages ! C’est d’ailleurs à partir de ce numéro que la revue renonce à sa vocation strictement biblique, sans doute pour coïncider avec le changement de cap de Faculté de théologie et des sciences des religions (FTSR) qui devient l’Institut d’études religieuses (IER), assurant ainsi un retrait progressif et dans des limites raisonnables du christocentrisme des décennies passées.

En 2017, Scriptura publie également des actes de colloque (vol. 17, no. 1) en provenance de l’Université de Sherbrooke.

2019 : Changement de cap

La tendance se maintenant, Scriptura doit, pour son prochain numéro, publier les actes de deux colloques : celui provenant de l’Université de Sherbrooke et celui provenant du colloque hivernal de l’Association étudiante de théologie et des sciences religieuses de l’Université de Montréal (AÉTSRUM). Ce numéro tant attendu, vous l’avez sous vos yeux.

Scriptura se veut depuis toujours une revue scientifique étudiante de qualité évaluée par les pairs. Publier sous notre nom est un gage de rigueur professionnelle, et la direction de cette revue n’est pas une mince affaire.

Cependant, devant s’adapter aux pratiques éditoriales contemporaines, il a été convenu que la revue ne serait disponible à l’avenir que numériquement. L’accès et la diffusion du savoir scientifique en sont ainsi largement facilités.

Il est primordial que l’information contenue dans cette revue soit disponible le plus rapidement possible au plus grand nombre possible et la solution numérique est la plus évidente pour répondre à ces demandes toutes simples.

Autrement, chers et chères lect·eur·rice·s, je vous invite à lire les textes contenus dans cette édition numérique de Scriptura en vous souvenant des dernières décennies, des efforts qui ont été fournis pour rendre à cette revue son prestige, sa qualité, sa rigueur scientifique et sa fiabilité académique. Sans l’ensemble des personnes ayant participé à l’histoire de la revue (j’inclue tous les act·eur·rice·s, dont les auteur·e·s, les membres des comités de correction et de lecture, les différent·e·s rédact·eur·rice.s, etc.) nous n’en serions pas là aujourd’hui.

Merci à vous tous, merci à vous lect·eur·rice·s.

Auteur·e·s

Rolman-James Gobeille-Valenzuela
Rédacteur en chef (2019) et président de l'AÉTSRUM
Le comité éditorial 2019

En plus de Rolman-James Gobeille-Valenzuela, rédacteur en chef de la revue, le comité éditorial de l'édition 2019 de la revue Scriptura compte aussi deux autres membres : Marie Odile Paquin et Emin Youssef, formé·e·s au sein de l'équipe de la revue Sens public, alors finissant de premier cycle au Département de littératures de langue française de l'Université de Montréal.

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