Religion et paix. La place de la religion civile

Les médias d’aujourd’hui relatent souvent les facteurs de divisions sociales relatives aux questions religieuses. Que ce soient les demandes d’« accommodements raisonnables », les conflits au Moyen-Orient ou les attentats commis au nom de facteurs religieux, ce qui est souvent mis en exergue est ce qui fractionne la société. Pourtant, la religion fut à plusieurs reprises théorisée comme un élément constitutif du lien social. Les travaux d’Émile Durkheim sur le suicide faisaient d’ailleurs état de l’anomie sociale et de l’érosion du lien social en 1897, question qu’il reprendra lorsqu’il abordera la religion dans son ouvrage de 1912, Les formes élémentaires de la vie religieuse. Cependant, nos sociétés occidentales sécularisées accordent une plus grande importance à la religion dans son rapport à l’identité individuelle qu’à celui à l’identité collective. Comment alors penser le lien en société ? Le concept de religion civile décrit par Rousseau dans le chapitre 8 du Contrat social et Robert N. Bellah en 1967 offre des pistes de solution sur la question du vivre-ensemble et la façon de séculariser le concept de religion afin de favoriser la paix sociale.

L’approche spirituelle du lien entre religions, paix et développement du Maître Omraam Mikhaël Aïvanhov

Le Maître Omraam Mikhaël Aïvanhov, fondateur de la Fraternité Blanche Universelle en 1947 en France, a apporté un éclairage spirituel sur le lien entre religion, paix et développement en insistant sur la nécessité du développement individuel de la partie divine des êtres, qu’il a appelée individualité, à l’aide des méthodes spirituelles appropriées, simultanément à un mode de vie qui permet de spiritualiser la partie physique, émotive et mentale qu’il a appelée personnalité, à l’aide d’une purification par la nourriture et les boissons, et le tri des sentiments et des pensées qui permet des actes justes. Établissant par ces moyens puissants la paix en lui-même, l’être humain devient capable de vivre conformément à l’harmonie divine et de contribuer à l’établissement de la paix autour de lui, dans la société par l’apprentissage d’une vie fraternelle avec les autres, et par extension dans les nations et le monde entier.